C’est au cours du 19ème siècle qu’est aménagée à l’étage de l’ancien évêché, dans un salon d’apparat, la Salle des Illustres, galerie de portraits rendant hommage à dix lectourois célèbres, essentiellement des généraux de la Révolution et de l’Empire. Elle est accessible librement aux horaires d’ouverture de la mairie, par le grand escalier inscrit « Monument Historique » dans lequel trône le portrait du Maréchal Lannes.
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(1766-1796) Pierre Banel naquit à Lectoure le 30 juillet 1766. Il était le fils de Dominique Banel, cordier au faubourg Saint Gervais et de Marie Laguillermie.
Il entra dans l'armée à l'âge de dix-huit ans, le 21 avril 1784, comme soldat dans le régiment de Vintimille qui devait devenir le 49e d'Infanterie en 1791. Nommé caporal le 1er juin 1788 et fourrier le 4 juin 1789, il ne tarda pas à obtenir les galons de sergent (16 juin 1789)
Ayant quitté le service en 1789, il rentra à Lectoure où il servit comme caporal et major dans la garde nationale de cette ville.
Engagé le 20 juin 1792 dans le 2e bataillon des Volontaires du Gers, il y progressa très rapidement : adjudant- major à son arrivée, lieutenant-colonel le 1er juin 1793. Il obtint le commandement d'un régiment de grenadiers dans les Pyrénées orientales. Il participa au combat d'Orles le 3 septembre et de Peyrestortes le 17.
Les représentants du peuple le nommèrent provisoirement chef de Brigade le 11 octobre 1793.
Banel participa à l'attaque de Villelongue le 19 décembre et fut nommé provisoirement général de Brigade le 25 décembre 1793 et confirmé le 13 juin 1795.
Le nouveau général passa à l'armée d'Italie sous les ordres d'Augereau en septembre 1795. Commandant de la 3e brigade, il fut blessé d'un coup de feu à Lloano, le 24 novembre suivant. Il guérit assez rapidement, mais sa fin hélas était proche. Après s'être conduit avec une rare bravoure à l'attaque du château de Cassario à côté de ses compatriotes Lannes et Dupin, il fut tué le 13 avril 1796, n'ayant pas encore trente ans.
(1852-1924) Vice-amiral, Ministre de la Marine,Fils de Louis-Emmanuel Boue de Lapeyrère et de Thérèse Dupouy (sœur de l'amiral Augustin Dupouy).
Augustin Dupouy devint son tuteur à la mort de son père. Il entra à l'école navale le 1er octobre 1869 et en sortit le 1er août 1871, dernier de sa promotion. Ses premières notes comme aspirant furent médiocres et le commandement le révéla comme un vrai marin et un entraîneur d'hommes, ce qui fut fait à l'occasion des campagnes au Tonkin (1873-1875), au cours desquelles il fut nommé enseigne de vaisseau et dans l'Atlantique Sud (1878-1881) avec un premier commandement à la mer d'un torpilleur. Second sur le " Volta ", il participa aux opérations du Tonkin en 1883 et à la campagne de l'amiral Courbet en Chine. En 1884-1885, il se signala en attaquant l'escadre chinoise, mettant hors de combat plusieurs jonques et sampans et prenant à l'abordage un navire. Il commandait alors la canonnière " la Vipère ". En 1886, il servit comme second sur le croiseur " Seignelay ". En 1889, il fut promu capitaine de frégate, se maria et fut chargé de suivre à Rochefort les essais du croiseur "Cosmao" dont il prit le commandement à l'escadre de la Méditerranée. En 1892, il fut désigné comme second du cuirassé "Richelieu", puis, en 1894 du "Formidable", il fut ensuite nommé temporairement aide de camp au ministère de la Marine, où il obtint quelques appuis. En 1896, il fut promu capitaine de vaisseau, commanda le cuirassé "Hoche" à l'escadre du Nord, puis en 1898, le "la Clocheterie" à la division de Terre-Neuve et d'Islande. En 1899-1900, il commanda le cuirassé " Brennus " en Méditerranée. En 1901, il fut nommé membre de la commission des machines.
Promu contre-amiral en 1902, il fut nommé, jusqu'en 1904, major-général à Rochefort. Chef de la division navale de l'Atlantique de 1904 à 1906, il eut l'écrivain Pierre Loti pour aide de camp.
Promu vice-amiral en 1908, il fût nommé préfet maritime à Brest, puis, le 27 juillet 1909, ministre de la Marine. Il déploya une grande activité, réorganisant les services, rajeunissant les cadres, insistant sur les exercices d'entraînement des escadres, accélérant le rythme des constructions de bâtiments neufs, obtenant notamment le lancement de " dreadnoughts " de la classe " Courbet ".
Il prépara pour son successeur Delcassé la loi-programme de 1912.
Il quitta le ministère en 1911 et prit le commandement de la première escadre de ligne. En août 1914, il devint commandant en chef interallié en Méditerranée. Il ne put empêcher le bombardement des côtes d'Algérie par deux navires allemands qui réussirent à s'échapper, mais organisa efficacement la protection des transports de troupe d'Afrique du Nord en France. Il assura également avec succès le blocus de la flotte autrichienne dans ses ports de l'Adriatique, coulant un croiseur et bombardant et occupant les îles dalmates.
Cependant en avril 1915, le croiseur-cuirassé " Léon Gambetta " fut torpillé par un sous-marin allemand. Cette perte, qui agita l'opinion publique, fut reprochée à Boue de Lapeyrère, qui quitta son commandement en octobre 1915 et fut admis dans la réserve en 1916.
Il se retira à Pau.
Il reçut la Grand-croix de la Légion d'honneur en avril 1921 et mourut à Pau le 17 février 1924.
En 1931, son corps fut transféré aux Invalides
(Lectoure, 4 juin 1820 - Ibidem, 24 mai 1900)
Collaborateur et ami du ministre Victor Duruy, fit carrière dans l'enseignement et obtint le titre envié d'inspecteur général de l'enseignement secondaire.
(1772-1863) Fils de Dominique Dupin, Procureur du Roi (1731-1806) et de Jeanne Coste, Jean- Baptiste Dupin naquit à Lectoure, le 19 décembre 1772.
Son père, voyant en lui le successeur éventuel, lui fit faire des études en conséquence. Il dut les interrompre en 1792 pour défendre la patrie en danger.
N'ayant pas encore vingt ans, il s'engagea le 20 juin 1792, avec Lannes, Lagrange, Subervie, Soules et Laterrade dans le 2e bataillon des Volontaires du Gers. Il partit presque aussitôt dans l'armée des Pyrénées-Orientales pour combattre les Espagnols.
Dupin fit son apprentissage sur les champs de bataille avec le grade de sergent-major. Le succès couronnant les efforts des Français, Dupin obtint ses galons de sous-lieutenant.
La paix avec l'Espagne ayant été signée en juillet 1795, notre jeune sous-lieutenant partit pour l'Italie, nommé ensuite capitaine dans l'armée des Alpes, il y servit sous les ordres d'Augereau et prit part à la bataille de Llano.
Au printemps de 1796, un jeune général de vingt-huit ans arriva sur le front italien : c'était Bonaparte, qui remonta le moral des soldats tombé très bas.
Dupin prit part à de nombreux combats et se couvrit de gloire. Il participa à la meurtrière attaque du château de Cosseria et assista à la mort de son jeune compatriote, le général Banel. Il se distingua ensuite aux batailles de Lodi et de Pavie. Notre jeune capitaine entra ensuite à Milan avec Bonaparte, le 15 mai 1796 ; six mois après il contribuait à la célèbre victoire d'Arcole, après trois jours de combats meurtriers. En 1797, Dupin continua de combattre en Italie et fut attaché à la division de Joubert.
Le traité de Campo-Formio, signé le 18 octobre 1797 couronna enfin le succès de nos armes et mit fin à la guerre avec l'Autriche. Le 14 juin 1800, il contribua à la victoire de Marengo et continua de combattre en Autriche.
En 1803, il fut envoyé en Corse où il s'acquitta si bien de sa mission que le Premier Consul le nomma capitaine aux chasseurs de la Garde consulaire. Il fut décoré de la Légion d'honneur le 14 juillet 1804.
On le retrouve à Austerlitz le 2 décembre 1805.
Dupin participa à la conquête de la Prusse (1806-1807). Il fut nommé colonel et passa en Espagne en octobre 1808. Il entra à Vienne le 13 mai 1809 et assista le 22 mai à la bataille d'EssIing à la fin de laquelle son compatriote Lannes fut mortellement blessé. Le 13 octobre suivant, se trouvant à Schoenbrunn, il sauva l'empereur au moment où un étudiant autrichien fanatique allait l'assassiner.
En 1814, il fut élevé au grade de général de Brigade et promu au rang de commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur. Le nouveau général prit part à la bataille de Waterloo où il perdit trois chevaux et le cabriolet contenant des papiers importants.
Le 31 août 1815, Dupin fut renvoyé " dans ses foyers " avec une retraite d'adjudant- commandant, son grade de général comme celui de bien d'autres, n'ayant pas été retenu par le roi.
Il mourut à Paris à l'âge de quatre-vingt-onze ans en 1863.
(1808-1868) Vice-amiral ; Fils de Jean-François Dupouy et de Marie Ligardes
Il fit ses études au collège de Lectoure avant d'être admis en 1824 comme élève au collège royal de Marine d'Angoulême, alors dirigé par le contre-amiral de Galard-Terraube.
En septembre 1828, il fut nommé aspirant de 1ère classe et embarqua sur le brick " le Marsouin " croisant dans le Levant. En mai 1830, il prit part à l'expédition d'Alger.
Nommé lieutenant de vaisseau le 10 avril 1837, il fut affecté à Toulon dans l'attente d'un commandement à la mer. Il y étudia des modifications à apporter à l'artillerie de marine, notamment une mire de son invention, devenue réglementaire et un affût. Il s'intéressa aussi à l'étude des machines à vapeur, il mit au point un système de roues à aubes amovibles.
Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en avril 1843. Affecté à Rochefort, au commandement du vapeur " Montezuma " il fut chargé en 1844 de surveiller la construction du yacht royal le " Comte d'Eu ". Le prince de Joinville soutint sa nomination en 1846 au grade de capitaine de corvette, bientôt transformé en celui de capitaine de frégate. Second à bord du yacht royal, il fut ensuite nommé commandant de l'aviso à vapeur " Caton ", l'un des premiers bâtiments à hélice.
Il fut promu officier de la Légion d'honneur et reçut en 1852 sa nomination comme capitaine de vaisseau. Il entra alors au conseil des travaux de la Marine. Il commanda ensuite en 1854 le vaisseau à hélice " Napoléon " qui participa au bombardement de Sébastopol. En juin 1855, il fut fait commandeur de la Légion d'honneur et chevalier de l'Ordre du Bain par la reine Victoria.
Puis il commanda " l'Aréole ", avant de revenir en 1857 à Paris au conseil des travaux de la Marine et à la commission des places. Le 16 mars 1859, il fut nommé contre-amiral.
Il transporta pendant la campagne d'Italie l'empereur Napoléon à Gênes sur la " Reine Hortense " et fut ensuite chargé d'organiser une flottille à canonnières. Napoléon III le choisit ensuite pour commander le yacht impérial " l'Aigle " et la division navale attachée à ce bâtiment. Il reçut plusieurs hautes décorations italiennes et portugaises.
En 1864, il fut nommé vice-amiral et préfet maritime de Cherbourg. Le 28 mars 1866, il fut nommé préfet maritime à Brest et élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.
Au terme d'une carrière bien remplie, le vice-amiral Dupouy apparaît surtout comme un spécialiste de questions techniques, comme un ingénieur compétent dans l'armement et la propulsion à vapeur.
Décédé à Brest, il fut inhumé dans le tombeau familial à Castéra-Lectourois, près de Lectoure.
(Terraube, 1er juillet 1765 - Paris, 6 mars 1840) Contre-amiral, né au château de Terraube, il était le fils de Jean Saturnin, marquis de Terraube, et de Marie-Ange de Lostanges-Saint-Alvère.
Promu lieutenant, il obtint un congé en 1791 pour servir dans l'Ordre de Malte, il ne revint pas ensuite en France, mais émigra à Coblence. Il épousa en 1797 Marie Charlotte Gabrielle Desbrosses de Gaulet. De retour en France sous le Consulat, il ne se rallia pas à l'Empire.Il ne reprit du service qu'en 1814, au retour des Bourbons, avec le grade de capitaine de frégate. Il fut affecté à Toulon puis à Brest, mais sans recevoir de commandement de navires.
Il racheta le château familial de Terraube, qui avait été vendu comme bien d'émigré.Mis à la retraite en 1817, il fut nommé en 1822 capitaine de vaisseau honoraire et élu député du Gers la même année. En 1823, il fut nommé gouverneur du collège royal de la Marine d'Angoulême, qui jouait alors le rôle d'école navale.
Il reçut la Légion d'honneur en 1824 et fut promu contre-amiral honoraire en 1826. Il fut à l'origine du futur amiral Augustin Dupouy, de Lectoure.
Sempesserre, 10 janvier 1763 – Paris, 16 janvier 1836
Général et homme politique
Fils d’Arnaud Lagrange et de Marie-Ange Barciet-Labusquette, il commanda au début de la Révolution la Garde nationale de Lectoure dont il fut aussi le maire. Puis il fut capitaine de grenadiers au 2e bataillon des volontaires du Gers le 22 juin 1791. En juillet 1792, il fut promu commandant en second du bataillon et affecté le 20 août 1793 à l’état-major de l’armée des Pyrénées. Il fut promu chef de bataillon sur le champ de bataille, puis nommé à titre provisoire adjudant général chef de brigade. Confirmé dans ce grade par le Comité de salut public, il fut nommé chef d’état-major du général Haquin.
Il fit campagne en Italie, en Carinthie et au Tyrol avant de prendre part à l’expédition d’Egypte en 1798. Il fut notamment présent à la prise d’Alexandrie. Nommé général de brigade, il participa à la répression de la révolte du Caire, puis passa en Syrie et prit part au siège de Saint-Jean d’Acre. Chef d’état-major du général Menou, il fut nommé général de division à titre provisoire le 23 septembre 1800 et confirmé dans son grade le 29 mars 1801. Ayant subi les revers de l’armée française en Egypte, il dut assister à la capitulation du Caire, le 27 juin 1801.
De retour en France, il fut nommé commandant de la 14è division militaire de Caen. Le 27 avril 1802, il fut nommé inspecteur général de la gendarmerie. Il épousa au mois de septembre Marie-Françoise de Talhouët de Bonamour, qui lui donna trois filles et un fils. En 1804, il prit le commandement d’une expédition contre les Antilles britanniques et s’empara de la Dominique.
(1758-1794) Avocat et législateur né à Plaisance (Gers) le 15 août 1758, Jean-Jacques de Laterrade était le fils d'Olivier de Laterrade et de Hylaire de Saint-Pierre.
Il était avocat au Parlement lorsqu'il acheta à Lectoure le 7 avril 1784, à Pierre- Guillaume de Goulard, héritier de Jean-Jacques Devaux, mort en 1777, qui en avait été titulaire, la charge de juge-mage, lieutenant général en la Sénéchaussée. Le prix en avait été fixé à quarante mille livres payables en dix ans, avec intérêts au denier vingt. Il avait été spécifié dans l'acte que le paiement devrait être effectué en espèces sonnantes d'or et d'argent et non en billets.
On semblait déjà prévoir l'arrivée des assignats.
Deux ans plus tard le 12 janvier 1786, le nouveau juge-mage épousait dans l'église Saint-Esprit de Lectoure, dame Françoise de Saint-Géry, fille majeure d'Arnaud de Saint-Géry, seigneur de Lamothe et de Catherine de Richement.
Le 19 mars 1789, Laterrade était élu député du Tiers aux Etats généraux par la sénéchaussée d'Armagnac.
Le 20 juin 1792, Laterrade partit comme lieutenant-colonel en premier du II bataillon des Volontaires du Gers. Le 11 octobre 1793, il était promu général de Brigade à titre provisoire. Il se vit confier, le 3 décembre 1793, le commandement de la division de droite de l'Armée des Pyrénées orientales. Il fut vainqueur de l'ennemi à Calonne le 4 décembre, mais dut abandonner Liaurole. Il servit ensuite sous les ordres de d'Aoust au combat du 17 et fut repoussé le 19 à l'attaque du camp de Villelongue.
De l'extrait du registre de greffe de la justice de Paix de Perpignan, il résulte que le général de Laterrade est mort le 25 janvier 1794, à cinq heures du matin, chez Noguer, à Perpignan, où il avait été transporté très malade dans les premiers jours de janvier.
(1760-1833) Général, né à Lectoure le 24 avril 1760, Jérôme Soulès était le fils de Jean-Marie Soulès, brigadier de la maréchaussée et de Jeanne Bordes.
Engagé à seize ans dans le régiment de Hainaut-Infanterie, il fut nommé sergent des grenadiers le 25 mars 1782 et congédié à trente ans le 4 mai 1790. Immédiatement après, il reprit du service à Versailles comme gendarme à cheval. Simple brigadier, la Révolution lui ouvrit un brillant avenir.
Nous le trouvons le 30 octobre 1793, adjudant-major au 2e bataillon des Volontaires du Gers. Il fut nommé commandant presque aussitôt et il fit avec lui toutes les campagnes de la Liberté.
Soulès passa le 3 janvier 1800 dans les grenadiers de la Garde consulaire. En 1801, il était chef de brigade aux Chasseurs à pied.
Il fut blessé deux fois en Italie et il obtint un sabre d'honneur le 17 Thermidor an IX, pour avoir, dit le brevet, " constamment fait preuve du plus grand courage dans toutes les campagnes de l'armée d'Italie, ainsi qu'à la bataille de Marengo où il commandait le détachement de la Garde des consuls ".
Lorsque la Garde consulaire devint la Garde impériale, l'empereur qui avait pour lui la plus vive estime, lui confia avec le grade de général, le commandement des Chasseurs à pied.
Commandeur de la Légion d'honneur le 25 Prairial an XIII, il fut membre du Sénat conservateur le 19 août 1807.
Retraité en 1808, il ne reprit de l'activité qu'en 1809, en commandant une division de gardes nationaux de l'armée du Nord.
Soulès présida plusieurs fois le collège électoral du département du Gers.
Il était comte de l'Empire, doté de cinquante mille francs de rentes sur les biens de Hanovre et WestphaHe, commandeur de la Légion d'honneur, chevalier du Mérite de Bavière, chevalier de Saint-Louis et Pair de France. En 1815, il fut l'un des juges du maréchal Ney et vota contre lui la peine de mort.
Il mourut à Paris, le 3 octobre 1833.
(Lectoure, 1er septembre 1776 - Château de Parenchère (Gironde), 10 mars 1856) Baron, Général, Ministre de la Guerre.
Fils aîné de Joseph Subervie et de Blanche Auriol, il s'engagea en avril 1792 au 2e bataillon du Gers et fut promu sous-lieutenant le 20 juin, puis capitaine en septembre 1793.
Après avoir participé aux opérations de l'armée des Pyrénées orientales, il fut affecté en l'an III à l'état-major de l'armée d'Italie et devint en septembre 1797 l'aide de camp du général Lannes.
Il fit ensuite partie de l'armée d'Egypte et participa au siège de Malte. Il fut promu chef d'escadron le 28 germinal an IX (18 avril 1803) et fut nommé colonel du 10e chasseurs à cheval le 27 décembre 1805. Il fit la campagne de Prusse en 1806-1807 à la Grande Année et fut affecté de 1808 à 1811 à l'armée d'Espagne. Baron de l'Empire en 1810, il fut nommé général de brigade par décret du 6 août 1811 et se distingua à la bataille de Sagonte, le 25 octobre.
En 1812, il fit la campagne de Russie et fut grièvement blessé à la bataille de la Moskowa. Il fit les campagnes de Saxe et de France en 1813-1814, se signala par sa bravoure à Wetau, à Montereau, à Champaubert, à Brienne, sous Paris où il reçut trois coups de lance en avril 1814. Nommé général de division, il fut rappelé pendant les Cent-Jours et commanda une division de cavalerie à Waterloo.
Admis à la retraite sous la seconde Restauration, il fut rappelé en 1830, au commandement de la 1er division militaire. Il devint ensuite inspecteur général de la cavalerie et membre du comité de la cavalerie. Il fut admis dans le cadre de réserve en 1841.
Tour à tour député de Lectoure et de Nogent-le-Rotrou sous la monarchie de Juillet, il fut également membre des Assemblées constituante et législative en 1848-1849. Il devint ministre de la guerre (25 février-20 mars 1848). Grand-croix de la Légion d'honneur le 11 décembre 1848, il devait devenir après ses fonctions ministérielles grand chancelier de la Légion d'honneur et fut remplacé à ce poste par le maréchal Molitor.
Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 mit fin à sa carrière politique. Admis à la retraite en 1848, il fut rétabli en 1853 dans le cadre de réserve. Retiré dans son château de Parenchère, en Gironde, qu'il tenait de sa femme, fille du général comte Boudet, il y mourut à quatre vingt-quatre ans, le 10 mars 1856.
Textes extraits de :
« Dictionnaire biographique de l'Antiquité à nos jours » sous la direction de Georges Courtès, Société Archéologique et Historique du Gers, Imprimerie Fournié, Toulouse, 1999 :
" Histoire de Lectoure " avant propos par Maurice Bordes et Georges Courtès, Imprimerie Bouquet, Auch, 1972 (livre en vente à l’Office du Tourisme) :