Mairie de Lectoure

Département du Gers en région Midi-Pyrénées.

La salle du souvenir de l'amiral Auguste, Manuel, Hubert, Gaston, Marie BOUE DE LAPEYRERE (Castéra-Lectourois, 1852-Pau, 1924)

Tableau BOUE DE LAPEYRERENé à Castéra-Lectourois le 18 janvier 1852, Auguste est le fils de Louis Emmanuel Boué de Lapeyrère, d'ascendance québécoise, et de Thérèse Dupouy, sœur de l'amiral Augustin Dupouy, né à Lectoure, qui devient son tuteur à la mort de son père.

Boué de Lapeyrère entre à l'école navale en octobre 1869 et en sort en août 1871, dernier de sa promotion ! Aspirant de 1ère classe en 1872 sur l'Armide, ses débuts de carrière sont ternes.

La campagne du Tonkin (D'estrées, Aspic, 1873-1875) puis celles d'Atlantique sud (Loiret, 1876, l'Hamelin, 1877-1878, Boursaint, 1879-1881), avec le grade d'enseigne de vaisseau, le révèlent. Lieutenant de vaisseau, second du Volta au Tonkin (1883), il participe aux campagnes de l'amiral Courbet en Chine en 1883-1884 et 1885 et se signale par la destruction et la prise à l'abordage de plusieurs navires au combat de Fou-Tchéou. Commandant de la canonnière La Vipère à Formose, second en 1887 sur le croiseur Seignelay, capitaine de frégate en 1889 et commandant du croiseur Cosmao, escadre de Méditerranée, il devient second du cuirassé Richelieu en 1893, duFormidable en 1894, puis aide de camp au Ministère de la Marine en 1895.

Capitaine de vaisseau, commandant du cuirassé Hoche, de l'escadre du nord en 1896, puis du croiseur La Clocheterie en 1898 et de la division d'Islande et de Terre-Neuve, il commande le cuirassé Brennus (1899-1900) en Méditerranée. Contre-amiral en 1902, major-général de Rochefort jusqu'en 1904, chef de la division navale de l'Atlantique de 1904 à 1906, il est nommé vice-amiral en 1908, préfet maritime de Brest.

Le 27 juillet 1909, il est nommé ministre de la marine (1909-1911, cabinet Briand) où il fait œuvre de réorganisation et obtient le lancement des "dreadnoughts" de la classe Courbet (Courbet et Jean-Bart). Commandant de la première escadre de ligne en 1911 puis, en 1914, commandant en chef interallié en Méditerranée, il assure avec succès le blocus de la flotte autrichienne en Adriatique mais laisse échapper leGoeben et le Breslau.

En avril 1915, le torpillage du croiseur-cuirassé Léon Gambetta lui est reproché, il quitte son commandement en octobre, est admis à la réserve en 1916 et se retire à Pau où il meurt le 17 février 1924.

Son corps repose aux Invalides depuis 1931.

M.HUE
Conservateur départemental du Gers