Anecdotes du passé

Histoire de la Croix Rouge
Située à proximité du cimetière Saint Gervais
Selon un récit de M. FERAL (Erudit lectourois)

Après avoir exécuté les condamnés, le bourreau déposait leur dépouille à proximité de l’actuelle Croix Rouge, qui n’était à l’époque qu’une simple croix en bois.

Quelques années plus tard, une jeune fille aurait été assassinée devant cette croix qui aurait été recouverte par son sang. Depuis cette tragédie, celle-ci porte le nom de Croix Rouge.

(* aucun document écrit ne confirme ce récit)

PRINCESSE GHIKA

Henriette Aurélie Soubiran, voit le jour, à Caen dans le Calvados, le 27 mars 1820. Son père, Emile Jean Paul Soubiran, ancien Colonel, originaire de Lectoure, est une sorte d’aventurier, exerçant plusieurs métiers et s’attribuant différentes personnalités (cuisinier, évêque, …). Sa mère, Caroline Aimée Le Sueur De La Chapelle, est native de Vire. Aurélie a une sœur, Desdémone et un frère, Jean Baptiste. A sa mort, en 1849, il lui lègue son domaine de « Cassagnau », près de Lectoure.

Elle porte un vif intérêt pour la littérature et côtoie les artistes et hommes de lettres, tels que Honoré de Balzac. Aurélie écrit de nombreux ouvrages et commence à publier vers 1841.

Elle épouse le Prince Grégoire Ghika, issue d’une des plus grandes familles princières d’Europe, régnant sur la Moldavie et la Valachie durant deux siècles (1659 – 1859). Les deux principautés s’unissent pour former le royaume de Roumanie.

C’est un mariage d’amour, s’annonçant très heureux. Elle suit son époux en Roumanie, s’intéresse à l’histoire de ce pays ainsi qu’à sa politique, où elle poursuit son travail d’écriture.

Le couple princier s’installe pour quelque temps à Paris. Lors d’une sortie, le Prince est victime d’un accident de voiture. Il décède le 22 septembre 1858, à l’âge de 46 ans. C’est un drame pour Aurélie. Le Prince ayant laissé un testament en sa faveur, elle rentre en Roumanie, et continue de fréquenter les cercles littéraires.

Supposant que la famille du Prince, n’entend pas laisser la jeune veuve profiter des biens de son époux défunt, elle accepte de transiger pour une rente annuelle.

Elle se retire à Lectoure, où les frasques d’Emile Soubiran, son père, ne sont pas oubliées. Chaque maîtresse de maison lui montre un peu d’hostilité. Aurélie Ghika montre qu’elle sait recevoir, et bientôt tout le monde se presse chez elle.

La Princesse Ghika, âgée de 83 ans, meurt le 21 mars 1904, à son domicile, situé Rue Nationale. Elle est inhumée au cimetière Saint Gervais de Lectoure.

Sources :

- Henri Sales, « Etudes préliminaires sur la Princesse Ghika », B. S. A. G., 3e trimestre 1967

- Louis Puech, « Un aventurier gascon, Paul Emile Soubiran », B. S. A. G., 1er trimestre 1907

- « Deux siècles d’histoire de Lectorue (1780 – 1980), 1981. Ouvrage collectif, Fonds ancien de la Bibliothèque des Archives de Lectoure [cote 11502]